SCENES DE LA VIE QUOTIDIENNE

NOTA: Si vous souhaitez visiter le Sénégal, n'hésitez pas... Le charme opère très vite. Vous pouvez éviter les grands hôtels de luxe qui, s'ils peuvent permettre un vrai repos,  faussent totalement la vision du monde africain. L'idéal, en effet, quand cela est possible, est de lier connaissance avec des locaux.

Pensez simplement aux précautions nécessaires

  • Moustiquaire et produits contre les moustiques des zones à risques.
  • Traitements antipaludéens
  • Vaccins contre la fièvre jaune et éventuellement contre l'hépatite A.
  • Produits solaires.
  • Achat d'eau minérale sur place (bouteilles bien fermées)

Et maintenant, en route vers quelques aspects quotidiens de l'univers sénégalais.


La matinée

En février, au réveil les femmes commencent par allumer leur chauffage, un grand récipient en grès dans lequel brûlent des braises
... 
Si nous, français, avons chaud, les sénégalais trouvent les matinées fraîches. 

 

Vient ensuite l'heure du bain. En ville, les habitations possèdent une douche parfois assez sommaire, mais bien suffisante pour une bonne toilette. L'eau chaude est inexistante dans la plupart des logements, mais en fait, l'eau qui sort de terre est à une température agréable. 

(Photo: Bain d'Adja)

 

Coin WC dans la brousse (village sérère) 

Si en ville, on trouve fréquemment l'eau courante dans les maisons, en campagne il faut aller la chercher au puits.


Arrive ensuite... la préparation du repas.


Si le local dans lequel est préparé le repas est souvent rudimentaire, les sénégalaises sont en principe de très bonnes cuisinières. L'alimentation à base de mil et de riz est assez épicée. A Mbour et dans la région de la petite côte, le poisson est roi.

La pilon reste un outil très utilisé pour broyer condiment, poivre etc...

(voir page sur la cuisine: recettes et repas)

Les ingrédients et produits sont achetés chaque jour en petite quantité. La vie est chère pour un sénégalais moyen et chacun achète chaque ration dans des petits voire minuscules sachets en plastiques. 

(on peut acquérir chez tout commerçant une dose de café pour une tasse, une quantité d'huile pour un repas et sa cigarette préférée à l'unité etc...) 

En raison du coût de la vie, certains élèvent leur volaille ou mouton ou font un petit morceau de jardin pour subvenir plus aisément à leurs besoins quotidiens. 

 

Séance de repassage 
(avec un fer à charbon)

et 

soin des enfants 


Le Sénégal et la religion


Le Sénégal est en grande majorité de religion musulmane... mais l'intégrisme n'est pas présent dans ce pays plutôt tolérant. 

(Mosquée de l'ile de Fadoiuth)

A l'époque de la tabaski, fête musulmane au Sénégal, chaque famille achète et tue son mouton. Cette fête religieuse permet à chacun d'avoir dans l'année un apport de protéines animales.

(PHOTO: Vente de beaux moutons à St Louis avant la tabaski)


Les moyens de transports.


Peu de sénégalais, pour des raisons financières, possèdent leur propre véhicule. Aussi se déplace-t-on souvent en calèches. 

Joie de la calèche

Des modèles différents existent et sont utilisés (Cf. Deux photos) 

  Les autres moyens de transports utilisés sont les taxis (voitures particulières) ou les taxis brousses (véhicules partagés par plusieurs) 

 Le sport comme moyen de promotion sociale


Beaucoup de jeunes se livrent aux joies du sport qui peut parfois représenter un moyen de promotion sociale. Dans ce club de basket par exemple, trois jeunes filles excellentes sportives, ont pu partir à Arras poursuivre une classe de sport-études.

L'habitat


Dans les villages, la plupart des sénégalais habitent des cases. 

( Case d'un village sérère)



En ville par contre, ils habitent des maisons de parpaings qu'ils louent à plusieurs bien souvent ou qu'ils achètent quand leurs moyens le leur permettent.

Dés qu'un terrain est acheté, il doit être très rapidement mis en valeur, c'est à dire qu'une fondation doit sortir très vite de terre.

Peu à peu, au fur et à mesure des finances, les parpaings sont achetés et les murs montés. Les sénégalais font peu d'emprunt. Leurs salaires ne le permettent pas (En 2002, un ouvrier gagne environ  60 euros, un enseignant volontaire 76 euros 22, un enseignant titulaire 274 euros). 

Ces salaires (surtout les plus bas) ne permettent guère que  l'achat de la nourriture quotidienne. Aussi, les banques prêtent-elles difficilement de quoi financer l'achat d'une maison. Les sénégalais souhaitent pourtant en acquérir une dès qu'ils le peuvent, ceci leur garantit une certaine sécurité, la certitude d'avoir un toit,  pour leurs vieux jours. 

(Construction d'une maison de particulier ci-dessous)